dimanche 16 juin 2013

1 an de PMA

Il y  a 1 an, presque jour pour jour, j’apprenais que notre bébé serait fabriqué, non pas sous la couette avec amour, mais au service PMA de l’hôpital. Toujours avec amour. Mais aussi avec des blouses blanches, des échographies, et des piqûres quotidiennes. Pour moi, ça fait 1 an déjà que ce parcours a commencé, dans nos têtes et dans nos coeurs. Même si les traitements pour l'IAC 1 ont débutés seulement en octobre, c'est la date du 13 juin que je retiens. La date de l'annonce. 

Il y a eu clairement un avant et un après. 

Avant, nous nous inquiétions évidemment, mais restions relativement confiants. D'abord parce que notre entourage était persuadé que ça allait marcher, et que le gygy de la PMA lui même nous avait renvoyés chez nous en disant "Vous êtes jeunes, soyez patients!" Ensuite parce que nous ne présentions aucun "facteur de risque". Quand on lit des articles sur les cause d'infertilité on y parle énormément de ces facteurs qui ne nous concernaient pas du tout : surpoids, âge de la femme, tabac, mauvaise hygiène de vie, etc... D'accord, ces facteurs environnementaux jouent un rôle, mais ça mets de fausses idées dans la tête des gens. Et moi à l'époque, j'y croyais.
Pour moi c'était impossible que cette mère d'élève à l'école, la quarantaine, obèse, qui fume comme un pompier à tel point que l'odeur de la clope est imprégnée dans les vêtements de ses enfants, impossible qu'elle soit enceinte de son cinquième, et moi rien.
Moi, 25 ans à l'époque. Moi qui ne fume pas, ne bois que de l'eau, mange (presque!) mes 5 fruits et légumes par jour, vis à la campagne et achète des produits bios.
Et bien si. C'était possible.

Après, il a fallu encaisser l'annonce du gynéco. Pour moi, un enfant c'était tout. C'est toujours le cas d'ailleurs. Je ne vis que pour les gosses depuis toujours, difficile de se mettre à faire autrement! Accepter que ça nous arrive, à nous. On a toujours l'impression que ce genre de malheurs n'arrive qu'aux autres... 
Et puis, très vite, l'espoir est revenu. Les IAC allaient fonctionner, c'est évident! Même le gygy en était persuadé. Avec le spermo au top de mon chéri et notre jeune âge, ça ne serait qu'une formalité. En septembre dernier, c'est pleine d'espoir que j'ai fait ma rentrée. Oui, je serai enceinte avant la fin de l'année scolaire, c'était presque une certitude. Je n'étais pas naïve au point de penser que la première IAC serait la bonne. Mais je me disais que sur les 4, une au moins allait fonctionner, c'était évident.
Et bien non.

L'année scolaire se termine et avec elle se tourne la page des IAC. Et je ne suis toujours pas enceinte. A nouveau, je suis pleine d'espoir, je crois en la FIV de septembre prochain, je pense que je ne vais pas finir l'année prochaine, que je partirai en congé maternité avant. J'y crois dur comme fer. Sauf qu'il y a une petite voix au fond de moi. Une petite voix que j'aimerais faire taire. Qui me répète que l'an dernier, j'y croyais aussi dur comme fer aux IAC. Et on a vu ce que ça a donné...

Alors j'essaie de toutes mes forces de faire taire cette petite voix. De me projeter à fond dans cette nouvelle aventure qu'est la FIV. De rester optimiste. D'y croire. Mais je sais au fond de moi qu'en PMA, on ne peut jamais rien prévoir...

27 commentaires:

  1. ohh ma gribouillette, sa me fait mal au cœur de lire ça ! j'espère de tout cœur que tu ne finira pas ton année scolaire , que tu fera juste la commencer, que tu partira même en novembre tiens ! en tout début de grossesse, parce que tu aura deux bébé dans le bidon, et que tu devra te reposer. plein de bisous, et petit voix au fond de gribouillette, ta gueule ! :)

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    1. Merci pour tes encouragements, et j'ai beaucoup aimé la fin de ton message! :D

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  2. Se donner un objectif, une perspective, ça nous aide à avancer, à nous projeter en avant.
    Mais quand on atteint cette date butoir qu'on s'était fixée et que notre objectif n'est pas atteint, c'est dur.
    Alors, oui, il faut se fixer un nouvel objectif, une nouvelle date butoir, se tourner vers l'avenir.
    Je te comprend, et te souhaite que ce nouvel objectif se réalise, compte sur moi pour te soutenir tout au long de ce nouveau parcours.

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    1. C'est tout à fait ça. Tu viens d'exprimer clairement et en quelques lignes ce que j'ai tenté d'expliquer dans mon article! ^^ La prochaine fois, je t'appelle! ;)

      Et merci pour ton soutien Marinette.

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  3. Moi aussi j'ai cette petite voix en moi. C'est pourquoi je me répète tous les jours "tu vas être enceinte, tu vas être enceinte...". ça m'aide à y croire à nouveau. Bon courage Gribouillette. Tôt ou tard on sera toutes enceintes :) J'en suis sûre!!! JUJU

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    1. L’auto persuasion, c'est une bonne idée! :)

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    2. On dit aussi qu'un mensonge répété dix mille fois devient enfin une vérité, alors ça peut marcher :)

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  4. C'est vrai qu'on ne peut pas être naives au point de croire que la petite voix n'existe pas. Mais tu as raison aussi, il FAUT rester positive, aller de l'avant, croire en la prochaine fois. Même si c'est pas facile et évidemment ça N'EST PAS facile.
    J'espère sincèrement que tu pourras abandonner tes chers petits élèves aux mains d'une autre maitresse pour aller te consacrer à un ventre qui pousse.
    Plein de bises.
    PS : tu veux bien que j'ajoute ton blog dans ma liste ?

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    1. Merci MadameHiberne

      Bien sûr que je suis d'accord! ;)

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  5. Je t'envoie plein d'encouragements... C'est normal que tu sois à la fois triste que cette année ne t'ait pas apporté le bonheur que vous recherchez tant (et à quel prix). Comme tu dis, il faut maintenant que tu continues (enfin vous continuez) à regarder de l'avant car un jour tu seras enceinte ! Et je croise fort pour que l'année prochaine ne soit que très courte en classe.

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  6. ma ptite grib j espere que l an prochain ce.triste anniversaire sera remplacé par l arrivée d un ou deux bouts de choux et que tu finiras l année le ventre plein non pas de chocolat pour te remonter le moral mais d un beau mini-vous,j y crois tres fort pour toi

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  7. j'espère vraiment fort pour vous que les fiv seront enfin la clef de votre bonheur !! moi j'y crois avec toi s'-il le faut !!

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  8. ça fait toujours mal au cœur d'atteindre des dates et de se rendre compte que rien ne s'est passé comme prévu, qu'on va devoir mettre les limites un peu plus loin... mais il faut te raccrocher à cette petite voix qui te dit que tout ira bien, que dans quelques temps ça sera ton tour. De mon coté je t'envoie toutes mes ondes positives et j'espère que tu abandonneras tes élèves très vite !!!!

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    1. C'est exactement ça, on se fixe des dates butoirs, et quand on les atteints, dur dur...

      Merci pour tes ondes positives.

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  9. Comme je te comprends Gribouillette... Et pourtant oui, les FIV c'est un nouvel espoir et une vraie chance de ne pas finir l'année.
    Ca donne le vertige, les échéances. Surtout quand on les atteint. Mais ne te laisse pas impressionner, avancez pas à pas, et espérons que l'été soit serein, reposant, qu'il apporte toutes les forces nécessaires pour la rentrée de septembre. <3

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    1. Merci Madame Pimpin. Je vais tout faire en tout cas pour que l'été soit serein.

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  10. Anonyme trop directe

    Tu as raison c'est parce que je ne suis plus au début de cette épreuve que j'ai ce recul. Moi j'appelle ça un lâcher prise.

    Tu dis aussi que tu m'admires d'y parvenir parce qu'il est vrai que si tout le monde sait qu'il faut vivre au moment présent très peu, personne quasi, ne le fait à part ... les enfants et vue ta profession tu ne me contrediras pas!!

    Pour que ce soit plus explicite:
    je suis en apprentissage! Une fois de plus vue ton métier, tu sais qu'il faut beaucoup de temps pour qu'un enfant acquière de manière irréversible un nouveau savoir (si vous écrivez "voie d’acquisition" ce n'est pas pour rien!). J'apprends à vivre à la seconde.

    Il faut être très VIGILANT, c'est ce que toutes les anciennes traditions humaines qui parlent de sagesse enseignent. Etre vigilant, c'est dans notre cas par exemple, ce dire "tiens de voir toutes ces mamans et leurs enfants, ça me fait mal". Juste ça! ne pas se raconter d'histoires, ne pas se dire je ne devrais pas penser comme ça, je devrais avoir de l'empathie, je ne devrais pas souffrir, je ne devrais pas être jalouse... Non juste ACCEPTER que TU SOUFFRES. Ne pas vouloir être une femme autre que celle que tu es. On ne s'aime pas suffisamment selon les traditions parlant de sagesse. Alors dans notre épreuve, non seulement on souffre mais en plus on se culpabilise de souffrir. On ne souffre pas seulement de ne pas être mère, on se culpabilise parce qu'on nous a culpabilisé enfant et que la "société" continue: ce n'est pas comme si tu avais un cancer, ils veulent un enfant à tout prix...

    Tu as quand même écris que la VIE t'a punie...c'est fort...

    Ce n'est pas la psychologie qui m'aide même si elle m'a tenue la tête hors de l'eau.

    Ce sont toutes les traditions (catho, musulman, bouddhisme...) qui enseignent la sagesse . Prenons leur point commun, des Hommes ont testé la VIE avant nous, leurs enseignements st très clairs, mais notre mental cherche toujours la petite bête!!!

    Par ex que si tu ne trouves pas le Bonheur ICI et MAINTENANT ou espères tu le trouver? Ah si j'avais un enfant... Nous savons que l'Homme porte en lui des désirs et c'est ce qui fait que la VIE continue, mais nous savons aussi que dès qu'un désir est assouvi, un autre se lève...

    En quoi le désir d'avoir un enfant serait il différent? On me répondra ce n'est pas comme celui de vouloir une belle voiture! Il me semble que l'énergie à l'origine de ces 2 désirs sont les mêmes, assouvir ces désirs nous permet de nous apaiser. Si nous avions un enfant, un vide serait comblé, c'est évident pour nous qui souffrons de ne pas en avoir.

    Alors pourquoi n'y a t il pas plus de gens heureux sur Terre? Finalement, beaucoup de femmes et d'hommes ont ce qui nous fait défaut: des enfants.

    Où trouver le Bonheur? c'est ce qu'on cherche tous et tant mieux qu'il y ait des désirs mais prenons les pour ce qu'ils sont juste une énergie, celle de la VIE. Ce n'est pas là que ce trouve le Bonheur, ni dans un mari, ni dans un enfant... Ok ça y contribue, nous sommes fait pour être heureux alors VIVONS!

    Le lâcher prise dont je te parle au début:

    C'est comme un fruit, il tombera de l'arbre de lui même quand il sera trop mûr. La douleur étant trop forte, un jour ce n'est plus possible, ça lâche.

    Ne force pas la VIE NON TU N ES PAS PUNIE tu n'as RIEN fais pour ça. La VIE donne et prend, regarde la nature, ça fonctionne comme ça C'est tout!

    GARDE ESPOIR LA VIE DONNE RECOIT CE QU ELLE DONNE VOIT CE QU ELLE DONNE JE NE SAIS PAS SI TU AURAS UN ENFANT MAIS JE NE SAIS PAS NON PLUS SI TU N EN AURAS PAS...

    C'est juste MAINTENANT que la Vie te dit non pour ce désir, mais que sais -tu de la suite??!!

    Moi aussi je t'admire, parce qu'être de cet horrible tunnel est TRES douloureux et TU ES LA DEBOUT!!!!






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    1. Merci pour ton message, ATD (Anonyme Trop Directe! ;))
      (Sinon, ton prénom pourrait être bien aussi!)

      Sur certains points, on n'e s'est pas comprises, car je ne veux surtout pas être une autre! Je m'accepte tout à fait comme je suis, je m'accorde le droit de souffrir et d'aller mal. J'en ai bien le droit! De même, je ne culpabilise absolument pas d'avoir de mauvaises pensées envers les femmes enceintes. Je ne culpabilise pas du tout de souffrir. Et oui je considère avoir été "punie" en quelques sortes par la vie, mais injustement, car j'ai rien fait pour ça et je ne le mérite pas!

      Pour l'histoire du désir qui sera immédiatement remplacé par un autre, je ne suis pas d'accord. Ce n'est pas comme si j'avais ce désir depuis 3 ans. Ça fait 20 ans que je rêve d'être maman. C'est pas un désir, c'est un besoin vital. Comme de respirer.

      Je sais très bien que quand je serai maman, la vie ne sera pas rose tous les jours. Que le bonheur c'est avant tout une question de volonté. Je le sais tout ça. Puisque le bonheur je l'ai déjà vécu. Plusieurs fois. Et pourtant je n'avais pas tout ce que je voulais...

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  11. N’écoute pas la petite voix, elle est bourrée et ne raconte que des conneries.
    Alors oui, en PMA, on ne peut pas prévoir voire même prédire ce qui va se passer mais vaille que vaille, nous continuons à y croire parce que notre rêve est là, tout prêt !
    Je te souhaite de tout cœur que tu ne finisses pas l’année scolaire :)

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  12. Je suis contente de voir que ton blog est de nouveau accessible, j'ai cru que tu boudais :s

    Gardes toujours espoir car même si aujourd'hui tout cela te parait compliqué et lointain, tu verras un jour ou l'autre ça t'arrivera à toi aussi. Et même sûrement plus tôt que tu ne le crois ;-) Tu te diras "bein merde alors" avec un énorme sourire sur le visage. Ce sont des farceurs ces ptits pieds !

    Bisous

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