mercredi 12 juillet 2017

C'est reparti!!

Je m'étais collée une pression folle, mais le rendez-vous d'hier s'est passé comme prévu. 
Sans surprises, mon homme a un spermo au top.
Sans surprises, la gynéco a tiqué sur mon AMH très basse et sur mon écho pas terrible.
Bilan, c'est pas gagné... mais c'est pas encore perdu non plus. Tout dépendra de ma réponse à la stimulation. Par contre, on s'en doutait, elle ne nous laissera pas aller au bout des 4 tentatives. On va essayer de faire 2 FIV déjà, et si ça ne marche pas, alors on évoquera les autres possibilités (alias, le don d'ovocyte, on a compris, même si elle n'a pas voulu l'évoquer...)

Donc nous voilà repartis pour une FIV d'octobre! 

Et tout se mélange dans ma tête. L'espoir, la peur, le doute, le stress... ça y est, on est vraiment de retour en PMA.

lundi 3 juillet 2017

15 ans de plus

Les résultats de mon bilan sanguin sont arrivées jeudi, le jour de l'anniversaire de mon chéri. Décidément, la PMA a l'art de tout gâcher. Ça avait pourtant bien commencé. Avec Pâquerette, on avait préparé un gâteau aux pépites de chocolat, fabriqué une guirlande, et dès qu'on a vu sa voiture arriver, on s'est cachées derrière le canapé. Quand il a franchi la porte on a sauté en criant "Joyeux Anniversaire!" Il a souri, et a posé le courrier sur la table de la cuisine.

Et là j'ai vu l'enveloppe. 

Il a soufflé ses bougies, aidé par une Pâquerette impatiente. Elle a couru chercher les paquets cachés dans le bureau : "C'est pour toi Papa! Des cadeaux!" Trop choupinette. J'avais de la chance de les avoir tous les deux. D'avoir cette petite famille. 

Mais je pensais à l'enveloppe. 

Une fois les cadeaux déballés... "Et maintenant, on mange le gâteau!" Euh, non pas tout de suite, y'a le biberon et le repas avant!

Je suis allée faire le biberon de mon bébé qui n'est plus un bébé. Et je me suis installée avec ma petite Pâquerette dans le canapé. Le quotidien. Notre petit bonheur paisible. Et puis...

- Tu as vu l'enveloppe?
- Oui.
- Je peux l'ouvrir?
- Non. Pas tout de suite...
Il l'ouvre quand même.

AMH à 0,85. 

Et le ciel qui me tombe sur la tête.

Ça veut dire quoi? 

Ça veut dire qu'à 30 ans, j'ai les ovaires d'une femme de 45 ans. 
Ça veut dire que je ne suis pas sûre que la gynéco nous donne le feu vert pour les FIV.
Et que si elle le fait, je risque de répondre encore plus mal qu'avant aux traitements.

Bref, ça veut dire que c'est mal barré.

Et je me suis cachée dans la salle de bain pour pleurer.

lundi 26 juin 2017

La première claque...

Mes règles, pour une fois très attendues, sont enfin arrivées, et j'ai pu aller faire mes examens.

Samedi matin, c'était prise de sang. Comme nous avons déménagé il y a 2 ans, j'ai changé de laboratoire. Exit le vieux labo tout gris et tout sombre, bienvenue dans un bâtiment neuf, lumineux, avec une salle d'attente de toutes les couleurs. Aller faire la prise de sang a presque été un plaisir, pour moi qui déteste ça. Pâquerette a été adorable pour l'occasion, malgré les 30 minutes d'attente (j'avais oublié l'histoire du temps de repos!). Bref, c'était la PMA en mode Bisounours. Mais ça n'a pas duré...

Aujourd'hui, à 10h45, j'avais rdv pour l'échographie et le comptage des follicules. J'ai stressé toute la matinée, craignant de n'avoir que très très peu de follicules. Dans la salle d'attente, la pression est montée d'un cran. J'avais un mauvais pré-sentiment. L'infirmière qui m'a demandé de me déshabiller dans la petite cabine était pourtant très gentille. "Allongez-vous, le docteur va arriver." Au nom du docteur, je me suis rappelée que le courant ne passait pas avec celui-là. Qu'il était très froid. J'avais un mauvais souvenir de la dernière écho avec lui, souvenir que j'ai essayé de repousser tout au fond de mon cerveau. Installée les fesses à l'air dans la petite salle glaciale, j'ai attendu...

Enfin le grand manitou est arrivé. L'échographie a duré 3 minutes chrono, et le verdict est tombée:
- 5 follicules à l'ovaire gauche
- 0 à l'ovaire droit, ovaire assez petit apparemment (atrophié?)
Et c'est tout. 

Et le monde qui se dérobe sous mes pieds. Plus qu'un seul ovaire qui fonctionne. Seulement 5 follicules, alors que j'en avais 11 à mon dernier comptage en 2012. Assez pour être accepté en FIV? Assez pour avoir la moindre chance que ça fonctionne? Ma première réaction a été de pleurer. Dans la cabine en me rhabillant. Dans les toilettes où j'ai couru me cacher. Dans la voiture en retournant au boulot. Dans les bras de mon chéri.

Puis je me suis posée. J'ai réfléchi. J'ai relu mes comptes-rendus des FIV précédentes. D'accord, 5 follicules, c'est pas énorme, mais j'ai jamais eu de récoltes beaucoup plus faramineuses, même sous traitement! Ça tournait toujours à 6/7 follicules aux échos. Et d'ailleurs, lors de ma dernière FIV, je n'avais (déjà!) pu compter que sur l'ovaire gauche, puisque l'ovaire droit avait un kyste. Et on a quand même réussi à avoir Pâquerette. 

Alors ce soir, l'espoir renaît. Peut-être auront-nous droit à un deuxième petit miracle?

J'attends maintenant avec impatience et appréhension les résultats du bilan sanguin...

mercredi 31 mai 2017

Back in PMA

Je n'avais pas oublié le parking petit et mal fichu qui t’oblige à faire trois fois le tour de l’hôpital pour trouver une place. La froideur du bâtiment, son sol vinyle jaune, moche et abîmé. Les affiches dans la salle d'attente. Ce bureau dans lequel on m'a annoncé que mes (rares) ovocytes n'étaient clairement pas terribles. Le visage de la gynéco. 

En revanche, ce que j'avais oublié, c'est le nombre hallucinant de femmes enceintes au mètre carré (beaucoup trop). Et le fait que je ressortais toujours déçue des rendez-vous.

Ce premier rdv n'a pas fait exception à la règle. La gynéco était moins chaleureuse que dans mes souvenirs. Je l'avais imaginée plus souriante, plus heureuse de nous voir, posant des questions sur Pâquerette... Comme si elle n'avait que ça à faire. Comme si elle n'avait pas eu à traiter 247 854 patients depuis notre dernier passage. Et puis, comme d'habitude, je m'étais trop projetée. Oui, je l'avoue, j'imaginais déjà que j'allais ressortir de là-dedans avec un protocole de FIV sous le bras. Rien que ça...

La gynéco a eu vite fait de me faire redescendre sur Terre. "Oh, là! Mais votre dernier bilan date de 2012 (début de mon parcours PMA dans mon 1er centre), il  va falloir le refaire. Et vous savez, la fertilité évolue en 5 ans (sans blagues). D'autant que vous ne répondiez pas bien aux traitements si je me rappelle bien (Bim! Prends-toi ça dans les dents.). Donc en fonction du bilan, on verra si on se relance en FIV (ou pas!)."

J'avoue que j'avais envisagé que les FIV puissent foirer, mais pas du tout la possibilité qu'on ne veuille même pas de nous. A 30 ans, on pourrait nous fermer la porte au nez? Ça m'a mis un petit coup au moral. Surtout qu'on n'a pas de plan B. Autant on avait envisagé le don d'ovocyte avant Pâquerette, autant pour un deuxième enfant, il n'en est pas question (pour le moment, faut jamais dire jamais). 

On est sortis de l’hôpital avec nos ordonnances sous le bras. Un peu sonnés. 6 mois d'attente, 3h de route dans la journée, pour ça. A peine 10 minutes de rendez-vous. J'avais oublié qu'on était des numéros. Des gouttes d'eau au milieu de l'océan de patients que brasse le service PMA. 

Tout compte fait, il y a beaucoup de choses que j'avais oublié.

Bref, y'a plus qu'à passer des coups de fil et prendre rdv pour les examens. Et à croiser les doigts pour que mes résultats soient bons. Surtout mon AMH, qui n'était déjà pas terrible y'a 5 ans. Et ça, je m'en rappelle très bien...