jeudi 8 août 2013

Retour en PMA

Ce matin, c'était festivités PMA. Et comme mon chéri est en vacances, pour une fois, il a pu m'accompagner dans mon périple. Ça fait du bien de partager ça, de ne pas être toute seule dans ces grands couloirs déserts. Mais ça fait drôle en même temps. Le CHU, la PMA, c'est mon rayon, d'habitude. Alors, au programme : des bilans sanguins pour madame et pour monsieur, le rdv avec l'anesthésiste, et le rdv avec la psychologue, tout ça en vue de la FIV.

J'appréhendais un peu ce retour au monde médical, après une pause de plusieurs mois. Les prises de sang, ça n'a jamais été mon truc. Et comme ça faisait un moment que je n'en avais pas fait (on perd vite les bonnes habitudes!) j'ai angoissé comme pas possible. Je me méfiais aussi un peu du rdv avec la psy, redoutant un genre "de test d'aptitude" à la FIV. Ajoutez à ces appréhensions, un mélange de lassitude (déjà? avoir même d'avoir commencé?) et d'excitation (quand même) face à la nouveauté, vous obtenez une Gribouillette qui n'a presque pas fermé l'oeil de la nuit!

Après un réveil plus que laborieux et 40 minutes de route, nous avons fait l'ouverture du labo à 7h30. Enfin, c'est ce que nous croyions. Car en fait, il était fermé, direction un 2ème labo, qui, lui, n'était pas en vacances. Secrétaire souriante, infirmier gentil, ça change! Je n'ai même pas eu le temps d'avoir peur que c'était déjà terminé.

Après un petit déjeuner sympa dans la cafet' de l’hôpital, un petit tour par l'ascenseur, direction le niveau -2, couloir D : l’anesthésiste. La fille qui faisait les admissions n'avait pas l'air bien finaude. Elle me demande ma carte de Mutuelle. Euh, j'en n'ai pas, tout est sur ma carte vitale. Et puis je suis à 100%. Ah bon? Ah oui? Elle pianotais sur son ordinateur, visiblement désorientée, jusqu'à ce qu'elle appelle sa collègue à la rescousse. Bah, tu cliques ici, pis t'as l'historique qui s'affiche. Voilà. La dame est à 100% pour "ça". Et sur l'ordinateur, une liste interminable de dates de rdv avec marqué en face STERILITE, STERILITE, STERILITE. Ça mets direct dans l'ambiance.

Après 30 minutes d'attente (c'était bien la peine de se dépêcher), l’anesthésiste nous reçoit dans son bureau. 
- Vous venez pour une FIV? La première, c'est ça?
- Oui
Elle remplit consciencieusement son papier.
- Vous avez des enfants?
- Non (T'es c** ou tu le fais exprès?)
Elle croit nécessaire d'ajouter : 
- Oh, mais vous êtes jeunes! Vous avez la vie devant vous!
J'en suis restée comme 2 ronds de flanc! 
- Oui, j'ai la vie devant moi pour faire des FIV, pauv'nouille!
(Non, c'est pas ce que j'ai répondu, mais c'est pas l'envie qui m'a manqué!)

Après cette entrée en matière, toute en délicatesse, j'ai eu droit à une consultation éclair : elle m'a examiné rapidement et m'a rappelé le protocole : anesthésie locale avec piqûre en intra-musculaire, et quand même une petite perfusion en bonus (joie). 

Nous filons au rez de chaussée couloir B, et c'est avec une pointe d'émotion que j'ai retrouvé les couloirs de la PMA. Tels que je les avais quittés il y a quelques mois. L'impression qu'il y avait une éternité, déjà. Je me présente au secrétariat, pas de bol, c'était la vieille secrétaire, celle qui n'est pas aimable. Et puis, pour changer, on patiente en salle d'attente.

Une jeune interne nous appelle enfin, et nous guide vers un bureau très sympa, avec dans un coin de la pièce une petite table, une plante et trois fauteuils. Elle nous fait signe de s’asseoir et prend place à son tour dans le fauteuil en face des nôtres. En je m'aperçois alors qu'il ne s'agit pas d'une interne, mais bien de la psychologue en personne! Très souriante, très sympa, elle nous explique qu'elle a pris ces fonctions à la PMA depuis le mois de septembre. Ce qui explique pourquoi quand j'avais voulu prendre rdv l'été dernier, on m'avait orienté vers un gars du centre-ville, avec lequel le courant n'était pas du tout passé d'ailleurs. Avec elle au contraire, je me suis immédiatement sentie à l'aise. J'avais l'impression de la connaître depuis toujours (d'ailleurs, j'ai effectivement l'impression de la connaitre, je crois qu'elle a dû faire ses études sur le même campus que moi, bref). Je ne me suis pas du tout sentie jugée mais écoutée et comprise. Chéri, fidèle a lui-même, n'a quasiment rien dit. Mais il était là, avec moi. Et il me prenait la main quand je pleurais. Et ça fait du bien. La psy m'a laissé sa carte, et je suis bien décidée à prendre rdv en cas de besoin.

Une matinée assez dense, mais plutôt positive au finale.

Et un pas de plus vers la FIV.

8 commentaires:

  1. Le meilleur des RDV pour la fin en fait ! C'est chouette que le courant soit passé avec la psy, comme ça tu auras un soutien le jour où tu le jugeras nécessaire.
    Des Bisous !

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  2. Ahh ça devient bien réel !! J'espère Gribouillette pour vous !!! Personnellement, voir une psychologue m'aide vraiment beaucoup...

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    1. Pour ce qui est des psy, j’avais été échaudée, mais avec celle-ci le courant passe bien, donc je pense que je n'hésiterai pas. :)

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  3. Une chance que tu aies bien senti la psy ! Ca te fera un bon appui :)
    Pour l'anesthésiste : pfffff... Ils devraient se fatiguer à force de dire des c*nneries quand même non ?! Ca m'énerve... En avant pour la FIV quoi qu'il en soit ! Hauts les coeurs !

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    1. Oui, je suis contente que le courant soit passé avec elle. :)

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  4. Je vais être mauvaise langue, mais... quand on choisit de faire anesthésie-réa, je pense qu'on est plus porté sur le médical pur et dur, que sur la relation soignant-patient. N'attendons donc qu'une chose de lui : qu'il fasse bien son taf' (pardon pour les anesthésistes qui passent par là !!). Par contre, que la psy soit chouette, ça, c'est essentiel !! Contente pour toi qu'elle t'ait si bien convenu.

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    1. Tu n'as pas tort. Mais en tant que personne, en tant que femme et en tant que mère (si j'en crois les photos dans son bureau), j'attendant un peu plus de délicatesse de sa part. Enfin, je suis peut-être trop exigeante...

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