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samedi 8 mars 2014

4 gros tubes

Mercredi, je suis retournée au CHU du coin. Objectif : réaliser la prise de sang pour le caryotype (et le CMV aussi). C'est avec un certain stress que je me suis garée sur le parking. Pourtant les prises de sang "normales" (1 ou 2 petits tubes) se passent beaucoup mieux maintenant. Je gère. Mais le malaise est plus profond. J'espérais tant ne plus mettre un pied dans cet hôpital avant longtemps. C'est enceinte que je ne m'étais imaginée y retourner, pour une écho de routine. Et non pas le ventre vide pour une prise de sang...

Mes pieds ont retrouvé tout seuls le chemin de la salle de prélèvement. Je suis passée rapidement, ouf, pas le temps de stresser. L'infirmière a commencé à sortir tout son petit matériel. Je n'ai pas trop regardé, mais les tubes ne m'ont pas semblés comme d’habitude. En plus, il y en avait quatre! Vite, inspirer, expirer, vite penser à autre chose.

L'infirmière installe le garrot. Vite, chanter une chanson dans sa tête. n'importe quoi. Elle me pique. Inspirer, expirer. Elle commence à prélever le sang. Je ne trouve aucune chanson dans ma tête, pourtant j'en avait préparé une. Vite, je m'absorbe dans la contemplation du tableau au mur. Tableau que je connais par coeur. Je compte les maisons du tableau. Puis les fenêtres. Ça duuuuure. Enfin, elle change de tube.

"Ça va madame?" Euh, ça pourrait aller mieux. Moi qui était gelée, je commence à avoir bien chaud. Vite, penser à autre chose. Mais mon cerveau est vide. J'ai déjà compté plusieurs fois les maisons et les fenêtres du tableau. Je commence à me sentir toute molle. Et la torture continue. Enfin, elle change de tube.

"Ce sont de gros tubes" dit-elle comme pour s'excuser. C'est bien ce qui me semblait!! Alors qu'elle commence tout juste à remplir le 3ème gros tube, je sens petit à petit le malaise monter. J'ai chaud, chaud, chaud. Je transpire. Ma vue commence à se brouiller. J'entends l'infirmière au loin, comme à travers un voile de coton. Et j'ai l'impression que le temps ne passe pas. Vite, vite!! Que ça se termine! Enfin, voilà le quatrième tube.

"C'est le dernier. Ça va aller?" J'ai des sueurs froides, comme des bourdonnements d'oreille, des papillons devant les yeux et la nausée qui monte. Je m'excuse "Pourtant, à force, je devrais être habituée." Je crois que je ne m'y ferai jamais. Quand cette torture va-t-elle s'achever? Enfin, ça s'arrête. 

"Vous voulez un jus d'orange?" J'essaie d'articuler non sans mal "Non merci" à la forme floue devant moi. Trop envie de vomir. "Je vais rester un peu assise par contre." Je me tiens la tête et j'attends que ça passe. Mon front est moite. Mon cœur bat la chamade. Enfin, après quelques minutes qui me paraissent des heures le malaise s’apaise. 

Vite, fuir la salle de prélèvement. Courir manger une barre chocolatée de la machine à cochonneries. Il y a certaines habitudes qui ont la vie dure, régime ou pas! 

Mais là j'avais une bonne excuse. Non?

lundi 16 juillet 2012

TMS

Après le SMS et le MMS, voici le TMS. Non, ce n'est pas le dernier message à la mode qu'on s'envoie sur les smartphones, en fait ça n'a rien à voir! Mais qu'est-ce donc alors, un TMS? 

C'est un test de migration-survie des spermatozoides.
Ce test consiste à éliminer tous les éléments autres que les spermatozoïdes (cellules spermatiques, globules blancs..) et à récupérer le maximum de spermatozoïdes bien formés et bien mobiles. Ceux ci sont ensuite incubés dans un milieu synthétique "capacitant" c’est-à-dire apte à les rendre fécondants.
Les spermatozoïdes sont alors comptés, la mobilité de nouveau analysée, ainsi que le pourcentage de formes typiques. La survie à 20 h dans ce milieu est également étudiée, car il est nécessaire que les spermatozoïdes y survivent pendant un certain nombre d’heures si l’on veut que la fécondation in vitro soit possible.
(toujours d'après ce site)

En gros, c'est le Koh-Lanta des spermatozoides. On les place dans un milieu hostile, on les laisse se dépatouiller, et on voit qui survit. Y'a des tas d'épreuves, on compte les points et tout. En fonction de la quantité de zozos qui sortent victorieux, et de leur qualité, les récompenses sont distribuées:
- S'ils font un bon score, vous gagnez le droit de faire des IAC. 
- Si le score est médiocre, pas de bol, vous allez en FIV.
- Si c'est vraiment pas terrible, direct à la case FIV ICSI ne passez pas par la case départ, ne recevez pas 20 000 francs elles sont pas drôles mes blagues je sais.

Donc, pour Chouchou, le TMS, c'est demain. Pour lui, rien de différent du dernier spermogramme, il faut qu'il aille sagement récupérer un gobelet et s’enfermer dans une petite pièce pour faire son affaire. Sauf qu'il n'en a pas la moindre envie, ça lui coûte terriblement. Mais bon, c'est indispensable pour savoir si oui ou non on va pouvoir commencer les IAC à la rentrée. Ça fera encore une étape de plus.

Restera à attendre les résultats sans trop y penser, mais c'est pas gagné...

samedi 16 juin 2012

Le coup de massue

Mercredi, j’avais rdv chez le gygy PMA. J'y allais totalement détendue puisque je vous rappelle que j'étais en plein dans le "lâcher prise". En plus, la dernière fois, le gygy avait répété que nous étions jeunes, de ne pas s'affoler, il m'avait à peine prise au sérieux. Bref, j'étais prête à entendre le même discours, et je voulais réclamer un test de Huhner pour éventuellement, plus tard, nous lancer dans de la stimulation.

Mais le rdv ne s'est pas du tout déroulé comme je le pensais.

Il s'avère que mes examens si normaux ne l'étaient pas tant que ça... Mon taux d'AMH, certes dans les clous, est bien trop bas pour une fille de 25 ans. Normalement, il devrait être compris environ entre 4 ou 5, et je suis seulement à 2,78. Pareil le gygy a fait la grimace devant mon écho des follicules, avec 8 d'un coté et 3 de l'autre, soit 11 en tout. Pas génial qu'il a dit.
Je suis tombée de bien haut.

En gros, j'ai 25 ans, mais des ovaires de 30 voir 35 ans. Donc il ne faut pas trainer, on n'a plus le temps d'attendre que ça vienne naturellement. Donc pas de stim, on va direct en IAC! 
Le choc. Je ne m'attendais vraiment pas à ça.

A peine la porte du gygy refermée, je n'ai pas pu retenir mes larmes. Et puis, pas le choix, ma journée a continuée, mais je suis restée sonnée, comme anesthésiée, je n'arrive pas à réaliser. Que c'est à moi, à nous que ça arrive. En vrai.

Bien sûr, le bébé couette reste possible, puisque notre infertilité n'est toujours pas expliquée, mais j'ai peu d'espoir. J'ai lu qu'après 1 an d'essais, les chances d'obtenir une grossesse, en visant l'ovulation et tout, tombaient à seulement 12% par cycle. Puis à seulement 8% au bout de 2 ans. C'est à dire que même en visant bien l'ovulation (ce qui ne nous arrive pas à chaque cycle...) on n'aurait qu'une chance sur 10...

Autant dire que je n'y crois plus, et chéri non plus.


mardi 8 mai 2012

Mais ça, c'était avant...

Au moins, toute cette galère et ces examens m'auront permis une chose : m'endurcir par rapport aux hôpitaux et compagnie.

Avant, j'étais du genre chochotte, mode flippée de la vie, qui se noie dans un verre d'eau. Le moindre rdv chez le gygy me stressait des semaines à l'avance, l'idée d'écarter les jambes et de me faire farfouiller à l'intérieur ne m’emballait guère. Les prises de sang étaient ma hantise, j'y allais avec la boule au ventre, et ensuite je tombais dans les pommes. 

Mais ça, c'était avant (je ne suis pas sponsorisée par une grande marque de lunettes, non!)

Maintenant, les PDS, c'est les doigts dans le nez! Ok, je ne suis toujours pas fan, mais la veille, je dors, le matin, je pense à autre chose, et le moment venu, je ne tombe plus. Ouah, que de progrès! C'est ainsi que samedi, suite à ma PDS pour doser l'AMH, je suis tranquillement allée acheter des croissants. Au lieu de rentrer m'asseoir direct sur mon canap et de trembler pendant 1/2 heure.

Quant à ouvrir mes cuisses, ça commence aussi à être la routine. Et puis, une fois qu'on a fait l'hystéro, franchement, le reste, c'est de la rigolade. Comme l'écho d'hier matin par exemple, où finalement le plus pénible a été l'attente de 45 minutes dans une salle pleine de femmes enceintes. Le reste, ça a été tout seul. Résultats : 3 folllicules à l'ovaire droit, et 8 à gauche, apparemment, c'est dans la norme même si l'ovaire droit est un peu fainéant, maintenant j'attends de voir le gynéco pour qu'il dise ce qu'il en pense. Et de recevoir les résultats de la PDS.

Et après, on avisera...

jeudi 3 mai 2012

Cycle 17, J1

Voilà. Malgré mon fol espoir d'il y a quelques jours, les règles ont débarquée. Bien à l'heure, nickel, j'ai jamais été aussi régulière que ces 3 derniers mois. Faut bien se réjouir de quelque chose.
Le seul truc qui m'aide à tenir, c'est d'avancer. Malgré tout. J'ai pris rdv au labo pour ma prise de sang. Encore une ! Pour doser l'AMH cette fois-ci, et examiner ma réserve ovarienne. Et puis demain à la première heure j'appelle le centre PMA pour mon échographie (endovaginale bien-sûr, et à J4, c'est à dire pendant les règles, sinon c'est pas drôle) avec comptage de follicules.

Ça sera déjà un pas de plus.

Mais un pas de plus vers quoi?

mardi 28 février 2012

Attendre

J'attends, il attend, nous attendons...

Le verbe attendre résume bien ces derniers mois de ma vie.
 
Chaque mois, j'attends l'ovulation. Quand l'ovulation est passée, j'attends le verdict, Puis, quand les règles sont là, j'attends la prochaine ovulation, et ainsi de suite. Sans fin.

En ce moment, ce que j'attends avec impatience, c'est le rendez-vous chez le gygy PMA. Car suite à nos examens, on a enfin tous les résultats en main. A priori, pour moi tout est normal. Quant au spermogramme de Chouchou, il a l'air tout à fait honorable. Beaucoup de zozos atypiques, mais une bonne mobilité, une bonne quantité, apparemment, il est dans les normes.

J'ai hâte d'être face à ce nouveau gygy et de lui étaler les résultats sous le nez et de lui demander : "Bon alors, on fait quoi maintenant?"

En espérant avancer.

mardi 14 février 2012

Le sale pingouin (3)

Bon, ça y'est, c'était aujourd'hui l'épreuve tant redoutée. Et bien, ça ne s'est pas si mal passé finalement. Bien sur, c'était pas non plus le rêve, hein, mais loin de l'horreur que j'avais imaginé (ne jamais aller lire sur internet, jamais!).

Le plus pénible au final, je crois que ça a été la demi-heure à poireauter et à stresser dans la salle d'attente. J'étais dans un tel état de nerf que je luttais pour contenir mes larmes. Et puis, enfin, on m'a appelé. C'est parti mon kiki!

D'abord l'assistante te fait entrer dans un petit vestiaire où tu enlèves le bas, et te demande si tu veux aller aux toilettes avant. Ensuite tu t'installes sur la table, les fesses à l'air. Moi j'étais complètement allongée, alors je pouvais m'absorber dans la contemplation du plafond. Il y avait 74 dalles. Je sais, je les aies comptées!
L'assistante fait un premier cliché sans produit ni rien. Là le toubib arrive, il t'explique brièvement la procédure, et en route.

Au programme des réjouissances, tout d'abord, l'introduction du spéculum. Ça a été le plus désagréable pour moi. Chez la gygy, ça glisse tout seul, et puis elle met du lubrifiant je crois, et lui, il n'en avait pas mis du moins j'ai pas eu l'impression. "Détendez-vous!" Ouais, facile à dire! Il insistait pour rentrer le machin, tout en m'appuyant sur le ventre, pas très cool mais bon, j'ai survécu. Une fois le spéculum en place, et le col de l’utérus clipé, il te laisse là, les jambes écartées, et prépare ses petits ustensiles (l'aurait pas pu le faire avant?!).

Une fois que c'est en place, finalement, la suite c'est du gâteau! Quand il t'injecte le produit tu le sens pas du tout, à peine de très légères douleurs de règles. Il t'enlève le speculum (ouf!) et il te fait de tourner à droite, à gauche, sur le coté, pour prendre des clichés. A chaque fois l'assistante te dis de ne pas respirer au moment de la radio. Un dernier cliché et c'est terminé. Elle te donne une serviette et te dis d'aller aux toilettes pour évacuer un peu le produit. Tu te rhabilles et tu sors.
Le tout n'a pas duré plus d'1/4 d'heure!

Donc voilà, plus de peur que de mal, au final, et je n'ai pas du tout eu mal après.

Le toubib n'a pas commenté au fur et à mesure des clichés, comme je l'avais lu sur internet, mais il nous a fait venir à la fin, au moment où il donne les radios, pour nous dire en deux minutes chrono que... (roulement de tambour) tout est parfaitement normal! Mon utérus fonctionne du tonnerre, pas de soucis de ce coté-là. 

Ouf.

lundi 13 février 2012

Les câlins sur commande

Je crois qu'il n'y a rien de pire comme tue l'amour.

On ne veut pas rater l'ovulation, alors on se motive, pour ne pas dire on se force, à faire des câlins au bon moment.

Quand on commence les examens, on pense que ça y'est, s'en est fini de chercher l'ovulation et de programmer les calins. Et bien détrompez-vous!

Car arrive le moment du spermogramme (seul examen que chouchou doit endurer soit dit en passant). Et attention, pour le spermogramme, il faut une période d'abstinence. Précise. Sinon ça peut fausser les examens.

Ne pas avoir fait de câlins dans les 3 jours précédents, bon, ok, ça c'est pas trop difficile finalement. Là où ça se corse, c'est qu'il ne faut pas non plus une trop longue période d'abstinence. Pas plus de 5 jours. Et pour que ça soit plus fun, quand tu veux prendre rendez-vous au labo, tu n'as pas le choix, c'est tel jour, point. 

Et à toi de te débrouiller pour que ça concorde dans les dates. 

Et à toi les câlins programmés.

Joie.

vendredi 10 février 2012

Le sale pingouin (2)

La liste :
- du myolastant pour me détendre
- du spasfon pour le mal au bide
- le doliprane en plus parce qu'on ne sait jamais
- le produit de contraste acheté à la pharmacie
- protection pour après
- et bien sur l'ordonnance, à ne pas oublier!

Bon, je crois que je suis parée pour aller affronter le sale pingouin.

C'est mardi (le 14 février, joyeuse Saint Valentin!), et coup de chance, Chouchou est en vacances, donc il m’accompagnera. Heureusement car je n'en mène pas large...

Normalement, chéri passe son spermogramme la semaine prochaine aussi. Il faut une période d'abstinence de 3 à 5 jours, dans l'idéal, pas plus, pas moins! Ce qui oblige à des calculs savant et (encore) des câlins sur commande. Joie.

lundi 6 février 2012

Le bilan hormonal

Il y a un truc qu'il faut savoir sur moi. Je n'ai pas peur des araignées, fourmis, et autres petites bêtes en général. Et si d'aventure elles se promènent sur le plancher, je les écrase sans pitié. Les souris, même combat, ça ne me fait ni chaud ni froid. Les gros chiens, je les trouve mignon, et je ne suis pas du genre à changer de trottoir. J'adore l'orage, les tempêtes, les mers déchainées, quand les gens se calfeutrent, je me mets à la fenêtre pour admirer le tonnerre.

Mais si il y a un truc dont j'ai une peur bleue, c'est bien des prises de sang. Rien que d'écrire cet article et ces quelques mots "prise de sang", je me sens mal, à la limite de tourner de l’œil! Je sais que ça ne fait pas mal. Je sais que ça dure 5 minutes. Mais je n'y peux rien, c'est héréditaire! Plus jeune, ma mère tombait systématiquement dans les pommes. Moi, ça m'est passé, j'arrive à tenir, à ne plus tomber, à donner le change mais au prix d'un effort surhumain.

La veille de l'épreuve tant redoutée, je dors mal, le matin au réveil, l'angoisse me tombe dessus, et ne me quitte plus. Le trajet, puis l'attente dans le laboratoire me semble interminable. Puis arrive le moment horrible ou il faut remonter sa manche et serrer le poings. Déjà là, je suis à la limite du malaise. La pose du garrot, je déteste, rien que d'y penser, brrr j'en ai froid dans le dos. Pendant tout le temps que ça dure, je m'applique à ne pas regarder la dame et à essayer de penser à autre chose (en vain). Puis, enfin, la torture prend fin, elle me dit de tenir le coton, puis m'applique le pansement, et là, invariablement, je deviens toute blanche, une sensation bizarre m'envahit, et hop, la dame me propose de m'allonger parce qu'elle voit que ça ne va pas. 

Bref, tout ça pour dire que ce matin, j'ai fait ma première pds pour le bilan hormonal. 3 tubes! Et je ne suis même pas tombée.
Résultats la semaine prochaine...

mercredi 1 février 2012

En route pour les tests

Après un mois en "stand-by", durant lequel je me suis laissée le temps de digérer tout ça, de me renseigner, de laisser l'idée faire son chemin, ça y'est, je suis prête.

C'est ce mois-ci que j'attaque les tests pour essayer de trouver ce qui cloche. Prendre le taureau par les cornes n'a pas été facile, mais maintenant que la décision est prise, je me sens plutôt soulagée. Et j'attends presque mes règles avec impatience! 

J'ai 2 bilans sanguins à faire, un entre J3 et J6, l'autre entre J20 et J24, et le fameux sale pingouin entre J8 et J12. Les dates sont assez précises, donc je me suis faite un planning pour être sûre de rien louper:
J1, arrivée des règles, appeler tout de suite le centre de radiologie pour avoir rdv pour l'hystéro, dans la foulée, à J3 aller faire la prise de sang (surtout ne pas tomber dans les pommes!). Ensuite, passer l'hystéro et attendre sagement J20 pour retourner se faire pomper du sang. Puis attendre les résultats. Pour le sale pingouin apparemment on les a tout de suite. Pour les prises de sang, c'est une autre pair de manche, car dans ma campagne, tout prends beaucoup de temps. La dernière fois, j’avais mis plus de 15 jours à recevoir les résultats. Puis, quand j'ai tous les résultats, direction, gygy de la PMA de l'hopital.

Bon, bah y'a plus qu'à...

samedi 28 janvier 2012

Le sale pingouin (1)

Vous avez vu, je suis en DPO et je ne sais même pas de combien de jours est passée l'ovulation. Même pas en train de psychoter. Ni de m'inventer des symptômes. J'suis trop fière. Je me dope à l'euphytose. Et ça marche!
Il faut dire que je commence à être résignée. Je suis persuadée que bébé ne viendra pas tout seul. L'idée à fait son chemin, et je me sens prête à me lancer dans les fameux examens prescrits par la gygy inhumaine.

Je me suis donc renseignée sur l'hystérosalpingographie, et j'en ai trouvé une définition bien marrante sur le net, je vous la colle ici, histoire de rigoler un peu et de dédramatiser:

Hystérosalpingographie n.f. Maladie rare qui touche les sapins vivant dans les Alpes (d'où salpin) à cause de pingouins (pingo) qui écrivent sur l'écorce de l'arbre (graphie). Le sapin atteint par cette maladie est pris de crise de folie (Hystéro). La principale conséquence de cette folie est une envie irrésistible de traverser la route devant les skieurs, provoquant de nombreux accidents que l'on voie chaque année en hiver.

Sympa cette petite définition, non? En tout cas, je la préfère à celle-ci:

Hystérosalpingographie n.f. Examen de radiologie permettant l'étude du col de l'utérus, de la cavité de l'utérus, et des trompes utérines. Cet examen utilise les rayons x et un produit de contraste à base d’iode. Son principe consiste à opacifier et visualiser la cavité de l’utérus et des trompes. Le produit de contraste est injecté dans l’utérus grâce à une sonde. Il diffuse et tapisse les parois de l’utérus puis des trompes qui seront visibles sur les clichés grâce aux propriétés radio opaque de l’iode.

Autant dire que je ne meurs pas d'envie d'y aller. Cependant, de nombreuses filles sont tombées enceintes suite à cet examen (car ça débouche les trompes) et comme l'espoir fait vivre...

jeudi 5 janvier 2012

Cycle13, J1 _ Apocalypse Now

Hier, j'avais donc rendez-vous chez la gynéco. J'en attendais beaucoup, de ce rendez-vous, je pensais que je pourrais parler un peu, vider mon sac, poser mes questions, que la toubib me donnerait des réponses, me rassurerait, que je rentrerais apaisée...
Ça ne s'est pas tout à fait passé comme ça.

La consultation a été plutôt expéditive : ça a duré 10 minutes chrono. Décidément, cette gynéco est aussi accueillante et chaleureuse qu'un congélateur au pôle nord.
Je suis encore debout qu'elle veut savoir ce qui m’amène. Je m'assois, respire un bon coup (surtout ne pas pleureur, ne pas pleurer) puis lui annonce la couleur. Un an sans pilule. J'ovule. On vise. Ça marche pas.
Elle jette un œil à mes courbes, trouve que j'ai des cycles réguliers (c'est déjà ça) puis me bombarde de questions sur mon chéri : âge, métier, est-ce qu'il a eu des opérations sur les testicules étant petit, est-ce qu'il manipule des produits dangereux au travail, etc...
Ensuite elle m'ordonne d'aller me déshabiller, je m’exécute donc. En deux secondes, elle m'a examiné et déclare que la taille de mon utérus est normale. Puis, le temps que je me rhabille, elle m'annonce de son bureau qu'elle va me prescrire des prises de sang, une radio de l'uterus et un spermogramme pour mon conjoint.
Quand, rhabillée, je retourne m'asseoir, elle me balance les ordonnances comme ça. Comme si elle me prescrivait du sirop pour la toux! Je sais, j'y allais pour ça, mais j'aurais quand même apprécié un léger emballage psychologique.
Elle se lève, m'indique la sortie. Je remballe donc mes questions et m'enfuis, mes ordonnances sous le bras.

Je me retrouve dans ma voiture dans un état second. J'ai du mal à digérer tout ça. Je regarde les ordonnances. Spermo pour mon chéri, OK, ça je m'en doutais. Reste à lui annoncer... Bilan hormonal pour moi avec 2 PDS à différents moments du cycle, pareil, je m'y attendais. C'est pas comme si j'avais la phobie des prises de sang et qu'il fallait m'extraire 7 ou 8 tubes... Voyons la 3ème ordonnance, c'est quoi cette "radio de l'uterus" comme elle l'a appelé... et là mes yeux tombent sur "...salpingobidule" et là je me dis meeeeeeeeeeeeeerde, c'est pas vrai. Une hystérosalpingographie (oui, je me suis entrainée pour pouvoir le dire d'une traite). J'ai lu des trucs là-dessus sur internet. Avec des filles qui décrivaient des scènes d'apocalypse (je sais, faut pas aller lire ce genre de trucs sur internet...). Au secours! J'ai peur!

Ensuite, comme prévu, je suis allée manger chez ma mère. J'ai fait bonne figure.
Comme prévu, je suis allée faire les courses.
Puis j'ai tout rangé.
Je me suis assise à mon ordi.
Et j'ai pleuré.

Le soir, il a fallu que j'annonce ça au chéri, qui n'a pas sauté de joie je vous l'avoue. Mais il est OK pour faire les tests, dès que je serai prête. Parce que là, il me faut un peu de temps pour digérer tout ça. Et puis, hier soir, j'avais encore un espoir. Un espoir que me règles n'arrivent pas. Un espoir de tomber enceinte ce cycle-là, avant de lancer les hostilités et tout. Un espoir quoi.

Ces put*** de règles ont débarqué cette nuit.

Avec 4 jours d'avance.

Et pour changer...

j'ai pleuré.